Interfacer DyalogAPL/W et Borland Delphi

Eric Lescasse

 

 

Note préliminaire

 

Cet article est extrait d’un texte anglais que j’ai déjà écrit, et faute de temps, je n’ai pas pu traduire les quelques exemples qui parfois sont en anglais.  Je prie les lecteurs des Nouvelles d’APL de m’en excuser.

 

Introduction

 

Dyalog APL/W est un produit très complet, permettant de développer facilement l’interface Windows de son application, tout aussi bien que d’écrire les programmes de calculs et de traitements de données indispensables au développement d’une application Windows complète.

 

Pourtant, il y a de nombreuses raisons pour lesquelles il peut être intéressant d’interfacer Dyalog APL/W et Delphi.

 

Ces raisons sont :

 

·   Delphi peut vous aider à développer mieux et plus vite l’interface Windows de votre application grâce à son très puissant éditeur de ressources;

·   Delphi vous permet de développer aisément des DLLs dans lesquelles vous pouvez stocker des fonctions compilées rapides, que vous pouvez ensuite exécuter depuis Dyalog APL/W;

   

·   Delphi vous permet de créer facilement des DLLs dans lesquelles vous pouvez installer des fenêtres et même des applications Delphi complètes;  vous pouvez ensuite appeler ces fenêtres depuis Dyalog APL/W, presque comme s’il s’agissait de fenêtres Dyalog APL/W;

   

·   finalement, Delphi vous permet parfois, grâce à sa très riche bibliothèque de composants, de développer des parties de votre application qui seraient difficiles à réaliser en Dyalog APL/W.


Cet article d’introduction va montrer comment :

    - créer une DLL en Delphi et installer une fenêtre Delphi dans une DLL,

    - appeler cette DLL depuis APL,       

    - passer des arguments d’APL à Delphi,     

    - retourner des résultats d’une DLL Delphi à APL,

    - utiliser l’éditeur de ressources Delphi pour créer une boîte de dialogue et auto-générer un programme Dyalog APL/W qui utilise cette boîte de dialogue.

 

Les techniques présentées ici, sont certainement utilisables également avec APL*PLUS III v1.2.

 

De quoi avez-vous besoin ?

 

Pour interfacer Dyalog APL/W et Delphi, vous avez besoin de:

    la version 16-bits de Dyalog APL/W et Delphi ou Dyalog APL/W 95 et la version 32-bits de Delphi (à paraître)

 

Borland RadPack

 

Il est aussi recommandé de disposer de littérature supplémentaire concernant Delphi.  Voici quelques bons livres:

 

“ Mastering Delphi ” by Marco Cantù, 1995

SYBEX

ISBN 0-7821-1739-2

1500 pages + CDROM

 

“ Delphi Unleashed ” by Charles Calvert, 1995

SAMS Publishing

ISBN 0-672-30499-6

950 pages + CDROM

 

“ Delphi, a Developer’s Guide ” by Bill Todd & Vince Kellen, 1995

M&T books

ISBN 1-55851-455-4

820 pages + CDROM

 

“ Delphi Developer’s Guide ” by Xavier Pacheco & Steve Texeira, 1995

Borland Press

ISBN 0-672-30704-9

910 pages + CDROM


“ Delphi Programming for Dummies ” by Neil J. Rubenking, 1995

IDG Books

ISBN 1-56884-200-7

376 pages

 

“ Delphi pour Windows ” by Philippe Spoljar, 1995

SYBEX

ISBN 2-7361-1537-6

671 pages + 3.5 inch disk

 

“ Le Grand Livre de Borland Delphi ” by Arthur Burda & Gunther Farber, 1995

Micro Application

ISBN 2-7429-0460-3

490 pages + CDROM

 

 

Le développement d’un projet avec Delphi

 

Mini didacticiel Delphi

Lorsque vous chargez Delphi, les fenêtres suivantes apparaissent :

 

Figure 1 - Environnement de développement de Delphi

 


La fenêtre du haut est la fenêtre principale Delphi, qui contient les menus, les barres d’icônes et les palettes de composants.

 

La fenêtre de gauche est l’Inspecteur d’Objets:  elle vous permet de visualiser, définir ou modifier les propriétés et les événements relatifs aux objets.

 

La fenêtre intitulée Form1 est la fenêtre de l’application que vous allez développer, celle dans laquelle vous allez installer des composants pris dans la palette de composants de la fenêtre principale.

 

La fenêtre du bas est l’éditeur de code qui contient le code Pascal des programmes que vous écrivez pour votre application.

 

Pour changer la propriété d’un objet, par exemple le titre de notre fenêtre, cliquez dans la partie droite de la zone Caption de l’Inspecteur d’Objets, et remplacez le texte Form1 par :

 

    My first Delphi application

 

Le nouveau titre apparaît dans la fenêtre au fur et à mesure que vous le tapez au clavier.

 

Le code Pascal Objet que vous écrivez est principalement du code destiné à gérer des événements.

 

Maintenant, ajoutez simplement un bouton dans la fenêtre, en double-cliquant sur l’icône représentant un bouton dans la palette de composants.  Un bouton appelé Button1 apparaît au centre de la fenêtre.  Double-cliquez sur le bouton Button1 dans votre fenêtre et Delphi génère le code nécessaire à la gestion de l’événement clic sur le bouton Button1 et active l’éditeur de code.

 

Il vous suffit d’entrer l’instruction ou les instructions souhaitées pour gérer le clic sur le bouton Button1, ici :

 

    Form1.Close;

 

ce qui fermera notre fenêtre lorsque l’utilisateur cliquera sur le bouton Button1 (n’oubliez pas le point-virgule qui marque la fin d’une instruction Pascal).

 

Voici l’écran que vous devez avoir obtenu :

 

Figure 2 - Fenêtre avec titre et bouton

 

Pour démarrer et tester votre petite application Delphi, cliquez sur l’icône en forme de triangle pointant vers la droite.

 

Votre fenêtre apparaît:  cliquez sur le bouton Button1.  Elle se termine.

Sauvegarde d’un projet Delphi

Avant de commencer à développer des DLL, il nous faut savoir comment sauvegarder un projet Delphi.

 

Choisissez simplement Fichier/Enregistrer projet sous... et Delphi vous demande le nom d’un fichier .PAS:

 

Figure 3 - Boîte de sauvegarde du code source d'une application Delphi

 

Ce fichier correspond à votre éditeur de code Pascal.  Appelons le FIRSTAP_.PAS.

 

Delphi vous demande alors d’entrer le nom de votre fichier projet dont l’extension sera .DPR.

 

Figure 4 - Boîte de sauvegarde du projet Delphi

 

Ce fichier correspond au code source de votre projet.  Appelons le FIRSTAP.DPR.

 

Faîtes bien attention à toujours nommer ces deux fichiers avec des noms différents (ici, FIRSTAP_ et FIRSTAP).  Delphi impose que ces noms soient différents, sous peine de ne pouvoir faire fonctionner votre application correctement.

Le code source de votre projet

Une fois que vous avez sauvegardé votre projet, vous pouvez ouvrir la fenêtre d’édition du code source de ce projet.  Choisissez Voir/Source du projet dans les menus.  Le code source de votre projet est chargé dans l’éditeur et ressemble à ceci :

 

Figure 5 - Code source d'un projet Delphi

 

Notez que la fenêtre de l’éditeur contient maintenant deux onglets, l’un pour le code source de votre fenêtre (Firstap_) et l’autre pour le code source de votre projet (Firstap).

 

Nous allons devoir modifier ces deux fichiers sources pour faire de notre projet Delphi une DLL, mais ceci est très simple.

 

Transformation d’un projet Delphi en DLL

 

Et voici ce qui est impressionnant !

 

Nous allons maintenant transformer notre projet Delphi en une DLL et nous allons l’appeler depuis Dyalog APL/W, en nous servant de cette DLL.

 

Vous devez procéder exactement comme suit :

 

dans l’onglet du code source du projet FIRSTAP

 

1.  ouvrez le code source du projet dans l’éditeur en cliquant sur l’onglet Firstap

2.  remplacez le mot Program par le mot Library

3.  supprimez Forms, de la clause Uses

4.  supprimez le corps du bloc begin...end

5.  ajoutez une clause exports, au dessus du mot begin, comme suit:

    exports

              FirstApp index 1;

 

Votre code source de projet doit maintenant ressembler à ceci (noter que j’ai conservé les anciennes instructions sous forme de commentaires)[1]:

 

Figure 6 - Code source d'un projet de DLL Delphi

 

dans la fenêtre de code source de votre application Firstap_

 

·   ouvrez le code source le l’application dans l’éditeur en cliquant sur l’onglet Firstap_

·   ajoutez l’instruction suivante juste au-dessus de la clause implementation

 

procedure FirstApp; export;

 

·   ajoutez la procedure suivante juste au-dessus du dernier mot-clé end:

 

{interface function}

procedure FirstApp;

begin

     Form1 :=TForm1.Create(Application);

     try

        Form1.ShowModal;

     finally

        Form1.Free;

     end;

end;

 

 

 

Votre code source devrait maintenant ressembler à ceci :


 

 

unit Firstap_;

 

interface

 

uses

  SysUtils, WinTypes, WinProcs, Messages, Classes, Graphics, Controls,

  Forms, Dialogs, StdCtrls;

 

type

  TForm1 = class(TForm)

    Button1: TButton;

    procedure Button1Click(Sender: TObject);

  private

    { Private-déclarations }

  public

    { Public-déclarations }

  end;

 

var

  Form1: TForm1;

 

procedure FirstApp; export;

 

implementation

 

{$R *.DFM}

 

procedure TForm1.Button1Click(Sender: TObject);

begin

     Form1.Close;

end;

 

{interface function}

procedure FirstApp;

begin

     Form1 :=TForm1.Create(Application);

     try

        Form1.ShowModal;

     finally

        Form1.Free;

     end;

end;

 

end.

 


Commentaires concernant la procédure FirstApp

Etant donné que la seule chose que l’on peut faire avec une DLL est d’appeler une fonction ou procédure inclue dans cette DLL, il nous a fallu ajouter une fonction ou procédure (ici une procédure) dans notre code source.  Nous l’avons nommée FirstApp.

 

Le rôle de la procédure FirstApp est de créer dynamiquement une instance de notre fenêtre d’application et la démarrer de façon modale avec l’instruction ShowModal.

 

En Delphi, lorsque vous créez un objet pendant l’exécution d’un programme avec la méthode Create, vous allouez de la mémoire pour cet objet:  cela signifie que vous DEVEZ libérer cette mémoire lorsque l’objet n’est plus utilisé, c.a.d. quand l’utilisateur le ferme.

 

Ceci est facilement réalisé en invoquant la méthode Free sur l’objet.

 

Mais, de façon à être sûr de libérer la mémoire, même dans le cas où une erreur se produirait pendant l’exécution de notre fenêtre, nous incluons l’appel de cette fenêtre dans un bloc de programme de type try...finally...end.

 

Dans le cas où une erreur se produit dans le bloc try, Delphi bascule automatiquement l’exécution du programme au bloc finally, libérant ainsi la mémoire correspondant à notre fenêtre.

 

La procédure FirstApp présentée ci-dessus est le modèle général (et minimal) à appliquer lorsque vous désirez transformer une application Delphi en DLL, puis l’appeler depuis un autre langage.

Compilation de notre application dans une DLL

Lorsque vous avez scrupuleusement suivi les instructions énoncées ci-avant, il n’y a plus rien de particulier à faire pour être capable de compiler votre application sous forme d’une DLL.

 

Choisissez simplement Compiler/Compiler ou pressez Ctrl+F9.

 

Le compilateur Delphi constate que le code source de votre projet commence par le mot-clé library et donc comprend que vous souhaitez créer une DLL.

 

En moins de deux secondes, vous disposez de votre première DLL pour utilisation depuis Dyalog APL/W.  Elle s’appelle FIRSTAP.DLL et se trouve dans le même répertoire que votre projet Delphi.

 

Appel d’une application Delphi depuis Dyalog APL/W

 

Nous sommes maintenant curieux et très impatient d’appeler notre application Delphi FirstApp depuis Dyalog APL/W.

 

Auriez-vous pensé que c’est aussi simple que de faire ce qui suit :

 


 
NA ßC:\DELPHI\BOOK\FIRSTAP.DLL.P16|FirstAppß

  FirstApp

 

où la première instruction charge la DLL en mémoire et crée la fonction associée FirstApp dans votre espace de travail.

 

La seconde instruction exécute simplement la fonction associée FirstApp.

 

Celle-ci lance votre application Delphi, depuis Dyalog APL/W.

 

Voici à quoi ressemble votre écran :

 

Figure 7 - Appel d'une boîte de dialogue Delphi depuis Dyalog APL/W

 

Si vous aviez compilé votre projet Delphi avec la version 32-bits de Delphi (à paraître en Janvier 96) et désiriez utiliser la DLL résultante depuis Dyalog APL/W, il aurait fallu associer la fonction FirstApp avec l’instruction suivante :

 


NA C:\DELPHI95\BOOK\FIRSTAP.DLL.P32|FirstAppß

 


Passage des arguments et résultats

Mais supposons que nous désirions que notre fenêtre soit une vrai boîte de dialogue!  Je veux dire une boîte de dialogue qui permette de saisir des informations. 

 

Nous avons besoin de mettre en place un mécanisme pour échanger des données entre Dyalog APL/W et Delphi.

 

Les choses deviennent un peu plus compliquées.

 

Nous devons passer des arguments à Delphi de façon à lui donner des zones de mémoire dans lesquelles il pourra installer le résultat de la saisie pour le retourner à APL.

 

Comme nous devons pouvoir gérer plusieurs types de données (caractères, entiers, flottants) et diverses structures (vecteurs, matrices), nous devons apprendre plusieurs choses:

 

·   comment passer des arguments à Delphi

·   comment récupérer des résultats de Delphi

·   les différents types de données de Delphi

·   la syntaxe et les arguments de NA

 

Si vous voulez maîtriser les relations entre APL et Delphi, il va vous falloir investir un peu de temps à étudier chacun de types de données de ces deux produits.

 

Mais nous allons vous donner quelques exemples pour mettre le pied à l’étrier.

 

Commençons par changer notre fenêtre, en y ajoutant quelques autres composants de Delphi, de façon à ce qu’elle ressemble à la suivante :

 

Figure 8 - Boîte de dialogue Delphi en cours de développement

 

Nous avons volontairement laissé visible le nom de chacun des composants (Edit1, Edit2, ...) de façon à ce que vous puissiez les identifier plus facilement.

 

Pour commencer, nous allons nous concentrer à essayer de retourner vers Dyalog APL/W, le texte entré par l’utilisateur dans le composant Edit1.

 

Pour ce faire, nous devons modifier notre application FirstApp en une procédure que nous rebaptisons SecondApp et que nous sauvons dans un nouveau projet SECNDAP.DPR.

 

Figure 9 - Source Pascal montrant la fonction d'appel SecondApp d'une boîte de dialogue

 

Nous avons ajouté deux choses:

 

·   un argument ed1 de type pChar

·   une instruction pour affecter à ed1 le contenu du champ Edit1

 

lorsque l’utilisateur ferme la fenêtre.

 

N’oubliez pas d’effectuer le même changement dans la déclaration du prototype de la fonction SecondApp (au dessus de la clause implementation) et dans l’entête de la fonction elle-même.  Ces deux déclarations doivent être absolument identiques (excepté pour le mot-clé export; qui ne doit apparaître que dans le prototype).

 

Le langage Pascal Objet reconnaît deux type de données caractère: les chaîne de type pChar et les chaînes de type string.

 

Les chaînes de type pChar correspondent aux chaînes à 0 terminal bien connues des programmeurs C++ et des programmeurs Windows: ce sont celles-ci qui sont universellement utilisées dans l’API Windows.  Nous DEVONS utiliser ce type de données pour nos besoins, ici.

 

Les chaînes de caractère de type string représentent un type de données interne au Pascal Objet et sont limitées à une longueur de 255 caractères :  le premier caractère d’une telle chaîne contient la longueur de la chaîne.

 

Bon.  N’oubliez pas de changer aussi le mot FirstApp en SecondApp dans la clause exports du code source de votre projet, puis de choisir Fichier/Enregistrer projet sous... pour maintenant sauvegarder votre projet sous les noms SECNDAP_.PAS pour le code source de la fenêtre et SECNDAP.DPR pour le code source du projet.

 

Nous sommes désormais prêt à appeler notre second application depuis Dyalog APL/W.

 

Dans ce but, écrivons la petite fonction de couverture suivante :

 

 

     Û R¢SecondApp;SecondApp

[1]    NAßC:\DELPHI\BOOK\SECNDAP.DLL.P16|SecondApp =0Tß

[2]    R¢SecondApp°16ãß ß

     Û

 

Essayons-la.  Tapez SecondApp : votre fenêtre Delphi apparaît à l’écran !  Entrez Dyalog APL/W dans le champ correspondant à Character vector.  Voici ce que vous devriez avoir :

 

Figure 10 - Application Delphi appelée depuis Dyalog APL/W

 

Cliquez maintenant sur le bouton OK.

 

Vous devriez voir ceci dans votre session APL.

 


  
SecondApp

Dyalog APL/W

 

Nous avons atteint notre objectif.

 

Nous avons réussi à passer des données depuis APL à une fenêtre Delphi (sous la forme d’un « buffer » de 16 caractères de large: voir la fonction SecondApp ci-dessus)  et appris à Delphi à nous retourner l’information saisie par l’utilisateur dans l’un des champs de la fenêtre (par l’intermédiaire de ce « buffer »).

Mise en garde

Sachez cependant, qu’il est en fait facile (en fait TRES facile) d’avoir à « rebooter » son micro-ordinateur lorsque l’on effectue ce genre de travail.

 

Vous devez faire très attention aux arguments et aux résultats de votre DLL.

 

Les déclarations des arguments en Delphi doivent EXACTEMENT correspondre aux types déclarés dans l’instruction  NA qui correspond à votre application.

 

Lorsque vous écrivez votre procédure Delphi, vous devez aussi faire très attention à ne pas commettre une erreur comme d’utiliser le type string au lieu du type de données pChar pour les chaînes de caractères, par exemple.

 

Si vous changiez ed1: pChar en ed1: String partout dans le code source de l’unité SECNDAP_.PAS, recompiliez votre projet et appeliez la DLL depuis Dyalog APL/W, vous seriez désappointé de recevoir une GPF (Faute de Protection Générale) et d’avoir peut être à « rebooter » votre micro-ordinateur.

 

GPF signifie « General Protection Fault » et, en pratique, signifie que votre application a utilisé une zone de mémoire qu’elle n’aurait pas dû.  Cela signifie aussi qu’elle va être immédiatement fermée et que, le plus souvent vous devrez redémarrer Windows, voire « rebooter » votre machine, en particulier si vous ne travaillez pas sous Windows 95.

 

Après avoir eu une GPF sous Windows 95 et en supposant que vous ayez eu seulement à fermer Dyalog APL/W, annulez la modification précédente en remplaçant dans SECNDAP_.PAS ed1: String par ed1: pChar, puis essayez de recompiler votre DLL.

 

Malheureusement une boîte de dialogue apparaît vous indiquant que la compilation est impossible, cette DLL (SECNDAP.DLL) étant en cours d’utilisation.  Il faut commencer par la décharger de la mémoire.

 

Si vous ne disposez pas d’un outil pour effectuer ce déchargement, votre seule chance de décharger cette DLL de la mémoire est de rebooter votre ordinateur.

 

C’est pourquoi je vous recommande d’acquérir un outil de déchargement de DLL.

 

Celui que j’utilise s’appelle DLL Unloader:  il a été écrit par Dan Ruder et est sous Copyright 1992 Microsoft.

 

Vous pouvez le télécharger librement depuis CompuServe ou Internet.

 

Quand vous démarrez DLL Unloader, la fenêtre suivante apparaît à l’écran:  un ascenseur vous aide à sélectionner la DLL coupable dans la liste de toutes les DLL chargées en mémoire.  Lorsqu’elle est sélectionnée, cliquez sur le bouton Unload.

 

Figure 11 - DLL Unloader

 

Mais ne vous trompez pas de DLL, ou votre système pourrait devenir immédiatement instable!

 

Utilisation d’autres types de données

Il serait trop long de montrer ici comment échanger des données d’autres types, comme des entiers ou flottants, directement entre Dyalog APL/W de Delphi.  Nous vous laissons explorer ces possibilités, mais restons à votre disposition, si vous aviez besoin d’aide en ce domaine.

Une application Delphi plus complète

A titre d’exemple, voici une application Delphi multi-média complète, installée dans une DLL et utilisable depuis APL :

 

Figure 12 - Film vidéo en cours de diffusion dans une application multimedia

Cette application présente une fenêtre contenant des “ list box ” et “ combo box ” permettant de choisir son lecteur et son répertoire de travail, puis de sélectionner un fichier de type image (.BMP), son (.WAV et .MID) et vidéo (.AVI).

 

La partie droite de la      nt la zone de diffusion. Il suffit de double-cliquer sur un nom de fichier pour qu’il soit automatiquement diffusé.

 

Cette application, installée dans une DLL Delphi avec la même technique que celle décrite dans la première partie de cet article, est appelable depuis APL en exécutant la fonction suivante:

 

     Û R¢CallMedia;MediaViewer

[1]    NAßC:\DELPHI\AFAPL\MEDIA.DLL.P16|MediaViewer >0Tß

[2]    R¢MediaViewer 255

     Û

 

Une autre utilisation intéressante de Delphi : un générateur de programmes APL

 

Voici, à titre d’exemple, une autre utilisation possible de Delphi.

 

La société Uniware a développé un outil permettant de traduire automatiquement une fenêtre ou une boîte de dialogue développée sous Delphi en un programme Dyalog APL/W.  Le gain de temps obtenu en phase de développement d’application Windows est considérable et la qualité des boîtes de dialogue produite est remarquable, grâce au puissant éditeur de ressources de Delphi. Ce générateur de programme s’appelle ParseDFM. Voici un exemple de boîte de dialogue développée sous Delphi :

 

Figure 13 - Exemple de boîte de dialogue développée sous Delphi et traduite en APL

et voici sur les pages suivantes, à titre d’exemple, le code du programme APL auto-généré par ParseDFM.


     Û R¢{„‰‚Š}DlgCroiseAUD A;B;C;D;E;F;G;H;I;J;K;L;†’;„‰ ;Fnt1;Fnt2;IO;ML

[1]    IO¢1 Õ ML¢2

[2]    £(NCߍ„‰‚Šß)ãa Õ „‰‚Š¢ßß

[3]   a:„‰¢0÷㍄‰‚Š¢,„‰‚Š

[4]    †’¢„‰‚Š,(„‰/ß.ß),ßDLGß,ßCroiseAUDß

[5]    ßFnt1ߝWCßFontß(ßSizeß 17)(ßPNameß ßAPLß)(ßWeightß 1000)

[6]    ßFnt2ߝWCßFontß(ßSizeß 15)(ßPNameß ßMS Sans Serifß)

[7]    †’ WC((3Ê~„‰)¡ßSubß,ßFormß)(ßCoordß ßPixelß)(ßAcceleratorß 27 0)(ßEventß 1001 1)(ßPosnß 97 187)(ßSizeß 325 439)(ßCaptionß ßTableau croisé des audiencesß)(ßFontß ßFnt2ß)

[8]    (†’,ß.Label1ß)WCßLabelß(ßPosnß 14 11)(ßSizeß 13    23)(ßCaptionß      ßPaysß)

[9]    (†’,ß.Label2ß)WCßLabelß(ßPosnß 14 221)(ßSizeß 13    12)(ßCaptionß      ßauß)

[10]   (†’,ß.Label3ß)WCßLabelß(ßPosnß 14 116)(ßSizeß 13    51)(ßCaptionß      ßPériode duß)

[11]   (†’,ß.Label4ß)WCßLabelß(ßPosnß 59 116)(ßSizeß 13    28)(ßCaptionß      ßCiblesß)

[12]   (†’,ß.Label5ß)WCßLabelß(ßPosnß 59 11)(ßSizeß 13    40)(ßCaptionß      ßChaînesß)

[13]   (†’,ß.Label7ß)WCßLabelß(ßPosnß 199 190)(ßSizeß 13 88)(ßCaptionß      ßTableau croisé parß)

[14]   (†’,ß.Label8ß)WCßLabelß(ßPosnß 59 221)(ßSizeß 13    85)(ßCaptionß      ßTranches horairesß)

[15]   (†’,ß.Button1ß)WCßButtonß(ßPosnß 13 332)(ßSizeß 23 89)(ßCaptionß      ßOKß)

[16]   (†’,ß.Button2ß)WCßButtonß(ßPosnß 43 332)(ßSizeß 23 89)(ßCaptionß      ßAnnulerß)

[17]   (†’,ß.Button3ß)WCßButtonß(ßPosnß 73 332)(ßSizeß 23 89)(ßCaptionß      ßAideß)

[18]   (†’,ß.CheckBox1ß)WCßButtonß(ßStyleß ßCheckß)(ßPosnß     126 332)(ßSizeß 17 85)(ßCaptionß ßTtes tranchesß)

[19]   (†’,ß.ComboBox1ß)WCßComboß(ßPosnß 31 11)(ßSizeß 21 96)

[20]   (†’,ß.ComboBox2ß)WCßComboß(ßPosnß 31 116)(ßSizeß 21 96)

[21]   (†’,ß.ComboBox3ß)WCßComboß(ßPosnß 31 221)(ßSizeß 21 96)

[22]   (†’,ß.ListBox1ß)WCßListß(ßPosnß 76 11)(ßSizeß 120 97)

[23]   (†’,ß.ListBox2ß)WCßListß(ßPosnß 76 116)(ßSizeß 120     97)

[24]   (†’,ß.ListBox3ß)WCßListß(ßPosnß 76 221)(ßSizeß 120     97)

[25]   (†’,ß.ListBox4ß)WCßListß(ßPosnß 215 10)(ßSizeß 76 131)

[26]   (†’,ß.ListBox5ß)WCßListß(ßPosnß 215 190)(ßSizeß 76 128)

[27]   (†’,ß.Button4ß)WCßButtonß(ßPosnß 218 153)(ßSizeß 23 25)(ßCaptionß      ß>ß)

[28]   (†’,ß.Button5ß)WCßButtonß(ßPosnß 248 153)(ßSizeß 23 25)(ßCaptionß      ß<ß)

[29]   (†’,ß.Button6ß)WCßButtonß(ßPosnß 218 332)(ßSizeß 23 25)(ßFontß    ßFnt1ß)

[30]   (†’,ß.Button7ß)WCßButtonß(ßPosnß 248 332)(ßSizeß 23 25)(ßFontß    ßFnt1ß)

[31]   ¨†’,ß.†’¢†’ß

[32]   ¨†’,ß.„‰¢„‰ß

[33]   SE.storefnsßߝNSßß

[34]  ϝNQ(†’,ß.___ß)ßGotFocusß

[35]   £„‰ã0

[36]   R¢3±3ޝDQ †’

[37]   EX †’

[38]   £0

[39]

[40]   Û

[41]   A¢Close A Ï ¨†’

[42]   £„‰ã0

[43]   A¢0

[44]   ¨ß#.ß,†’,ß.Button2.Selectß

[45]

[46]   Û

[47]   Select;A;B;C;D;E;F;G;H;I;J;K;L Ï ¨†’

[48]   £„‰ã

[49]   ¨ß#.ß,†’,ß.Button2.Selectß

[50]   £0

[51]  :

[52]   EXßߝNSßß

[53]

[54]   Û

[55]   Select;A;B;C;D;E;F;G;H;I;J;K;L Ï ¨†’,ß.Button1ß

[56]   £##.„‰ã

[57]   A¢0

[58]   NQ(ßß##.NSßß)1001 A

[59]   £0

[60]  :

[61]   EXßß##.NSßß

[62]

[63]   Û

[64]   Select;A;B;C;D;E;F;G;H;I;J;K;L Ï ¨†’,ß.Button2ß

[65]   £##.„‰ã

[66]   NQ(ßß##.NSßß)1001 å32768

[67]   £0

[68]  :

[69]   EXßß##.NSßß

[70]

[71]   Û

[72]   Select;A;B;C;D;E;F;G;H;I;J;K;L;FindWindow; GetWindowsDirectory;SetWindowPos;WinHelp                Ï ¨†’,ß.Button3ß

[73]   NAßI4 user.exe.P16|FindWindow I4 <0Tß

[74]   NAßI2 kernel.exe.P16|GetWindowsDirectory =0T I2ß

[75]   NAßI2 user.exe.P16|SetWindowPos I4 I2 I2 I2 I2 I2 Uß

[76]   NAßI2 user.exe.P16|WinHelp I4 =0T U U4ß

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[81]   C¢WinHelp A B 3 0 Ï call it twice for next instructions   to work

[82]   D¢FindWindow 0 ßAide du Lecteur multimédiaß Ï change to your help     file title!

[83]   E¢SetWindowPos D å1 0 0 0 0 3

     Û

 

Il ne reste plus dans ce cas qu’à compléter le programme en initialisant les différents contrôles avec les bonnes valeurs et à compléter ou écrire de nouvelles petites fonctions de gestion d’événements en bas du programme.

 

Ce programme fait appel à l’utilitaire storefns développé par Uniware et publié dans Vector Vol.11 No.3 Jan. 95.

 

 

Conclusion

 

Nous n’avons fait qu’abordé très succinctement l’écriture d’une DLL Delphi pour utilisation depuis APL.  Toutefois, les principes généraux ont été énoncés de façon à permettre à chacun d’entre vous, s’il le désire, d’explorer plus avant ces possibilités. 

 

L’utilisation de fonctions compilées dans une DLL depuis APL, offre de nombreux avantages :  appel instantané, rapidité d’exécution, accès aisé à certaines parties de Windows auxquelles APL n’a pas ou pas facilement accès (comme le multimedia, par exemple).  Jusqu’à présent, le développement d’une DLL était l’affaire de spécialistes :  avec Delphi, la tâche devient à la portée de tout APListe qui accepte d’investir un peu de son temps.

 

Le fait de pouvoir facilement incorporer des fenêtres Delphi dans une DLL est vraiment quelque chose de très puissant, qui ouvre des horizons pour le développeur.

 

Cet article est la traduction du début d’un chapitre d’un livre en cours de préparation, sur la Programmation APL sous Windows.

 


[1] Tout ce qui est inclus entre accolades est du commentaire en Delphi.